Serge Ambert

Le parcours de Serge Ambert se caractérise par une grande pluridisciplinarité.

Après une formation en danse et en musique il débute sa carrière d’interprète en qualité de comédien auprès de Brigitte Mercier et Hans Peter Cloos, puis il est engagé en 1983 dans le ballet de l’Opéra de Lyon. Il travaille ensuite avec différents chorégraphes, se confrontant alors à des répertoires variés; néo-classique avec Christian Taulelle, contemporain avec Andy Degroat, Jean Guizerix et Wilfride Piollet, et baroque au sein de la Cie Ris et Danceries dans des chorégraphies de François Raffinot, Francine Lancelot, Beatrice Massin et Ana Yepes. Il interprètera le solo du Sommeil dans l’opéra «Athis».

En 1993, il intègre la Cie Christine Bastin pour plusieurs pièces («Gueule de Loup», «la Polka du Roi», «Première Neige», «Be», «Out of Brad») et travaille auprès d’elle en tant qu’assistant à la création de la pièce « Elle et Lui » dont il a par ailleurs réalisé l’univers sonore. Il poursuit aussi sa carrière d’interprète aux cotés de Jacques Fargearel et auprès de Frédéric Lescure pour la pièce «Vents Vivants». Il retrouve le monde du théâtre en 1999 avec la création au Festival d’Avignon en tant que comédien du texte de Gilles Ribadeau-Dumas : «T’as tort Totor».

Débutant son travail de chorégraphe dès 2001 avec un solo «la Sentinelle», puis «Cestou s ni» («Voyage avec Elle» ), pièce pour huit interprètes féminines créée a Prague, il fonde sa propre compagnie les alentours rêveurs en 2003. Rapidement les projets de la compagnie trouvent des soutiens dans la région Bourgogne et en République tchèque où son travail est reconnu depuis plusieurs années.


Suivent quatre créations : «La Fêlure du Papillon» (2004), duo sur la schizophrénie et le duel intérieur intégrant un travail avec une vidéaste slovaque ; «Les âmes perdues» (2005), solo témoignant de l’exil et du déracinement ; «Signature(s)» (2006), déambulatoire chorégraphique mêlant comédien, musiciens et danseurs, et s’adaptant aux différents lieux (créée en République tchèque) ; «Desirata» (2007) traitant de la relation de désir et de séduction au travers des danses de bal et intégrant un quatuor de musique contemporaine. Depuis septembre 2006 la compagnie les alentours rêveurs est accueillie en résidence implantation à Corbigny dans la Nièvre.

Serge Ambert poursuit sa collaboration avec la République tchèque avec un projet sur le thème des insectes qui se déclinera sur plusieurs années (premier volet «Ephémère» présenté au printemps 2007 à Prague). Sa dernière création «Fleurs sanglantes» (2009), duo pour deux hommes, évoque le Japon et la relation des hommes à leur féminité et à leur propre violence au travers des thèmes des Onnagata (rôles de femmes joués par des hommes dans le théâtre japonais) et du Seppuku (suicide ritualisé).

Par ailleurs il développe un travail d’ateliers en hôpital psychiatrique auprès de patients et notamment au CHS de Dijon. Un film témoignage de cette expérience fut réalisé par Florent Jullien : «Sur le fil du fil des Saisons». Afin d’achever son travail sur la schizophrénie commencé avec «la Fêlure du Papillon» il prépare un solo inspiré de la maladie de Nijinski et qui sera présenté en France au printemps 2010. Répondant à une commande, Serge Ambert a chorégraphié «Carnaval des animaux» pour le Ballet du duo/dijon en 2005.


D’autre part il collabore régulièrement avec d’autres artistes : la compagnie de théâtre de rue Métalovoice, le duo de musiciens Mécanique acoustique, le musicien Patrice Bailly (Collectif Zazen), Jean Bojko et le TéATr'éPROUVèTe.