Serge Ambert
Chorégraphe

Baigné dans un univers artistique depuis son enfance, Serge Ambert suit une formation en musique et en danse à l’issue de laquelle il commence sa carrière d’interprète, d’abord dans le théâtre sous la houlette d’Hans Peter Cloos puis il intègre le Ballet de l’Opéra de Lyon. Après cette expérience formatrice il danse pour différents chorégraphes du baroque au contemporain. La rencontre avec Christine Bastin va être déterminante et il collaborera avec elle pendant près de 15 ans en qualité d’interprète mais aussi de créateur sonore et d’assistant.
Il fonde sa propre compagnie les alentours rêveurs en 2003. Il développe alors un langage très personnel alliant théâtralité, physicalité et poétique du mouvement tout en portant toujours une grande attention à l’écriture. Il s’intéresse au travers de ses créations à des thématiques fortes où le corps est le signifiant.
Ainsi il crée entre autres : en 2004 La Fêlure du Papillon, duo sur la schizophrénie ; en 2007 Desirata, pièce traitant du désir et de la séduction, en collaboration avec un quatuor de musique contemporaine ; en 2009 Fleurs sanglantes, duo d’inspiration japonaise évoquant la part féminine de l’homme et sa part destructrice ; en 2010, Comme un Bond en plein Ciel, solo faisant écho à plusieurs années d’ateliers auprès de patients psychotiques et abordant le thème de la maladie par le biais d’une grande figure de la danse Vaslav Nijinski ; en 2012, La Femme ailée, solo créé pour Mélanie Venino puis Les Blessures volontaires, collaboration artistique avec l’accordéoniste Arnaud Méthivier, aborde la thématique du chaos et de la reconstruction personnelle et sociale ; en 2014, Ce que me dit la Nuit, réflexion intimiste et intérieure sur ce qui le touche dans la danse des patients psychotiques auxquels il a été confronté ; en 2015, répondant à une commande du Festival littéraire Tandem il chorégraphie A mots perdus, inspiré du roman de Serge Joncour : « L’Homme qui ne savait pas dire non » ; en 2016, KrAFT, nouveau duo avec Arnaud Méthivier.
En 2017, il aborde le travail pour l’espace public et la danse verticale avec la création d’ Entre deux horizons. En 2019 une pièce pour plateau Artemisia, composée uniquement de femmes, deuxième volet d’un cycle consacré aux sociétés. En 2021 il crée Nijinski, Mon âme s’envole en dansant qui traduit du point de vue du texte et du corps la fascination de Serge Ambert pour ce personnage mythique. Cette pièce est précédée d’une conférence.
En 2022, il crée un solo pour le jeune public Dans les pas du Vent qui aborde de manière poétique la migration et le déracinement.
SaiSoN(s) créée en 2024 met en jeu un groupe de femmes et d’hommes confronté à un monde qui se décompose et face auquel ils retrouvent l’énergie vitale de la Terre.
En 2026 il explore les handicaps invisibles dans une petite forme tout public et intimiste Á l’intérieur.
En dehors de sa compagnie Serge Ambert est chorégraphe invité en France et à l’étranger et notamment à l’Opéra de Dijon, à Valencia par le groupe ELEVEN, à l’Opéra de Paris dans le cadre de dix mois d’école et d’opéra.
Une réécriture de la pièce SaiSoN(s) sera proposée à 4 conservatoires de Bretagne en 2026 et présentée dans le cadre du festival Plages de danse.
Il performe régulièrement avec des musiciens et comédiens.
D’autre part il développe depuis de nombreuses années un travail pédagogique auprès de différents publics et particulièrement auprès de personnes en situation de handicap mental.
