A mots perdus

Fable chorégraphique d’après le roman de Serge Joncour : « L’Homme qui ne savait pas dire non »

Production : les alentours rêveurs
Une commande du Festival Tandem/Nevers

chorégraphie & interprétation Serge Ambert
Univers sonore : AltiM
avec la voix de Claire de Sédouy

Le roman de Serge Joncour est une fable qui traite de la mémoire, du langage, de l’identité et de la liberté.
A la lecture de ce roman, m’est apparue l’envie de parler des origines, de la naissance jusqu’à l’aboutissement mais aussi de la résistance à ce qui écrase, pèse et annihile toute volonté de révolte. Retrouver le pouvoir de dire non, à la recherche des mots perdus comme Grégoire Beaujour se rendant à « L’ouvroir des mots perdus » en quête du sens originel de l’existence.
Le public est situé de part et d’autre d’un long couloir blanc, le plus près possible, au cœur de ce qui se joue. Il est interpellé, sollicité, témoin privilégié de cette mise à nue.
L’espace est ouvert, tapis blanc au sol comme une page blanche à écrire, une grande table en fer, table d’opération, de dissection…
Le mouvement est accompagné par des bribes de piano.
Un dialogue s’opère avec une voix féminine pour accéder peut-être au mot perdu.

« C'est là que d'un coup il a ressenti un genre de trop-plein, ou de vertige, au point même qu'il a dû ressortir instantanément de son bain, il mettait de l'eau partout mais c'était plus fort que lui, il fallait qu'il trouve une feuille et un stylo, les mots lui venaient de toute part, ça lui dégoulinait comme une pluie, ça lui prenait le corps comme une envie de danser, ou de se battre probablement » 

Serge Joncour : ‘L’homme qui ne savait pas dire non"